vendredi 30 septembre 2016

Séance du 29 septembre 2016

Aujourd'hui, nous avons parlé des formats RAW et JPEG et nous avons abordé l'histogramme.

 

Les formats

  • Le format d'un fichier informatique est défini par la manière dont les données sont écrites à l'intérieur du fichier.
    Pour un document de traitement de texte, on parlera aisément d'un fichier au format "word" (.doc, .docx), format "texte" (.txt), format "rtf" (.rtf).
    En image numérique on entendra souvent parler des formats RAW, TIFF, JPEG, PNG ; les plus courants (et ceux qui nous intéressent aujourd'hui) étant les formats RAW et JPEG.
  • Le format RAW : Il s'agit du format "brut" des appareils photos. Tous les appareils ne permettent pas d'enregistrer les prises de vues au format RAW (les appareils d'entrée de gamme, les smartphones notamment n'offrent généralement pas cette possibilité).
    Le format RAW n'a de générique que son nom. Chaque fabricant d'appareil développe son propre format pour son matériel et le fait évoluer dans le temps. Chez Nikon l'extension du fichier sera ".nef", chez Canon ce sera ".crw" etc.
    C'est le format à privilégier lors de la prise de vues, car il contient la totalité des informations perçues et enregistrées par le capteur de l'appareil photo, il est donc très riche et permettra par la suite de tirer le meilleur de son cliché.
  • Le format JPG (.jpg) : conçu au départ pour tenter d'alléger le poids des fichiers, le format JPEG est d'abord un format de compression.
    Le problème réside dans la manière dont les données sont "compressées" à l'intérieur du fichier : les données "censées" être inutiles sont supprimées (on parle de compression destructive).
    Le format JPEG est un excellent format de sauvegarde/archivage du travail terminé, mais ne peux être utilisé comme format de travail pour modifier le valeurs du fichier, car, à chaque enregistrement, des données seront supprimées et, à terme, l'image risque de s'en trouver très dégradée.
Les appareils permettant d'enregistrer les prises de vues au format RAW ou JPEG peuvent généralement d'enregistrer simultanément dans les deux formats, ce qui permet de disposer immédiatement d'un fichier "fini" (le jpg). Le format RAW demande systématiquement une opération de traitement sur l'ordinateur, on parle de "post traitement", on dit volontiers "développer ses photos" car il s'agit bien de celà, l'ordinateur ayant pris la place du "laboratoire argentique".

L'histogramme :

C'est une représentation graphique des niveaux de luminosité de l'image. L'histogramme est composé de 256 barres verticales juxtaposées, chacune de ses barres représentant un des 256 niveaux de luminosité de l'image. Les valeurs claires sont "à priori" situées vers la droite, les parties sombres vers la gauche. Les points extrêmes, à savoir les niveaux 0 et 256 représentant respectivement les pixels  noirs et les pixels blancs.

La hauteur de chaque barre juxtaposées et déterminée par le nombre de pixels de l'image ayant la valeur du niveau de luminosité concerné.
Une image "normale" a un histogramme présent sur toute la gamme des niveaux de luminosité, avec une présence sans exagération sur les niveau extrêmes. Il faut, en effet, éviter de grandes zones "totalement" noires ou blanches (finalement bien rares dans la réalité : "le blanc plus blanc que blanc" ne se retrouve guère que dans les reflets du chrome, par ex., on parle alors de "blanc spéculaire").
Bien entendu, un histogramme particulièrement basé sur un des côtés avec une quasi absence sur l'autre côté n'est pas forcément "anormal" : une prise de vue de nuit montrera peu de valeur claires (on parle d'image "low key"), de même une photo de mariée sur fond blanc présentera peu de valeurs sombres (image high key).

L'histogramme est utile en post traitement, mais il est surtout très important lors de la prise de vues, car il permet une lecture "fiable" de l'équilibre de l'image enregistrée dans l'appareil ; en effet, selon le degré de luminosité extérieure, la perception que nous auront de l'écran de l'appareil photo risque d'être fortement altérée et l'image peut nous être affichée beaucoup plus claire ou sombre qu'en réalité. L'histogramme reflètera alors la réalité de la prise de vue.



  À lire aussi sur "Nikon Passion" :


Aucun commentaire:

Publier un commentaire